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FICHE DE SUIVI DES PATIENTS ou RESIDENTS

Autrement dit LES TRANSMISSIONS

Le bénévole accompagnant dans une unité de soins ou une E.H.P.A.D fait partie d’un groupe (qu’il soit dans le groupe ou en marge du groupe de professionnels et/ou de bénéficiaires des soins de ces professionnels)

I - Définition du GROUPE : ensemble d’individus ayant un but commun et s’influençant réciproquement.

L’influence sociale du groupe et ses mécanismes favorisent l’émergence de points de vue contradictoires. C’est par opposition, voire confrontation des discours de chacun, qu’une modification des représentations mentales individuelles s’amorce.

Le groupe social devient alors une ressource pour l’individu et vice-versa. L’influence exercée par chacun peut être source d’activité cognitive : la prise en compte ou non de l’avis de l’autre par rapport à un thème ou une question traités sont source de conflit sociocognitif d’après les travaux de Meirieu, Piaget et Bruner.

Nous pouvons donc, en qualité d’accompagnant bénévole, participer :

COMMENT ?

Le patient ou résident est au centre des soins (au sens large du terme : prendre en soins, prendre soin, maternage..). Exemples : les parents prennent soin de leur enfant. Prendre soin de sa femme ou son mari. Prendre soin de ses parents âgés…. sans professionnalisation reconnue.

L’accompagnement des bénévoles fait partie des soins, toute proportion gardée : le bénévole accompagnant ne fait pas partie des soignants sur le plan statutaire quelle que soit l’institution ou les personnes (malades ou âgées) à domicile.

L’ensemble des participants professionnels ou bénévoles oeuvrent avec le patient ou résident et pour lui.

La cohérence et la continuité des soins :

  1. évitent la parcellisation des activités autour et pour le malade ou résident
  2. évitent le morcellement du patient ou résident en fonction de l’orientation de l’activité du professionnel (médecin, kiné, infirmière…) et du bénévole.

LE MALADE OU RESIDENT EST « UN TOUT »

Une fiche de suivi, des transmissions écrites et/ou orales sont des outils professionnels qui tendent vers la cohérence et la continuité des soins.  

L’observation et l’écoute des bénévoles permettent de cerner, d’appréhender la situation du malade ou résident.

La compréhension des étapes du deuil et des rythmes propres à chaque personne indique la nécessité de transmettre les informations recueillies par les professionnels et les BENEVOLES. (d’où l’intérêt du groupe multidisciplinaire ou transdisciplinaire)

L’équipe « ne sait pas tout », à chaque moment, quelle que soit leur vigilance et leur compétence : attention à l’idéalisation et à la notion de toute puissance projetée sur les professionnels par la population lambda ….et les bénévoles !

EN 1 MOT COMME EN 1OO, IL FAUT TRANSMETTRE !!

CEPENDANT……  

Les bénévoles et les professionnels de santé sont soumis au secret professionnel. Le patient peut refuser que ses dires, son état de santé…soient divulgués même entre professionnels, à fortiori les bénévoles.  

II - LES TRANSMISSIONS

Permettent donc le suivi et la cohérence des soins au plus près des besoins du patient ou résident.

ORALES permettent une prise en compte plus rapide des informations, si nécessaire.

Elles peuvent également permettre :

ECRITES « les écrits restent, les paroles s’envolent »

La mémoire écrite peut être utilisée au quotidien.

Elle permet de relire les jours précédents pour faire le point, le bilan.

III – LE PASSAGE A L’ECRITURE : OUTIL PROPICE A LA DISTANCIATION

L’écriture impose encore plus à chacun, de prendre le temps de réfléchir : il doit définir l’idée principale de son futur texte pour la développer sur papier (de manière concise).

Ensuite, la construction de la phrase, la syntaxe et la sémantique sont autant d’obstacles à franchir pour être certain d’être compris à la lecture.

En même temps, le recul qu’implique le passage à l’écriture permet d’éviter les écueils de la distanciation (réfléchir avant d’écrire).

Cette même prise de recul peut être obtenue dans les groupes de parole.

Deux outils sont mis à la disposition des bénévoles pour éviter les microtraumatismes pourvoyeurs d’épuisement, « d’usure ».

Ceux qui peuvent parler aux équipes savent le bien fait de la parole qui circule entre les groupes de professionnels et bénévoles. Souvent les professionnels ne bénéficient pas de groupes de parole.

DE BONNES RAISONS POUR ECRIRE (et DIRE) LES TRANSMISSIONS OU FICHES DE SUIVI…

A VOS CRAYONS !!!!

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